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Commune de Paris 1871

archives 2019

La Commune de Paris 1871 : d'une criante actualité

18 Mars 2019 Publié dans #ARCHIVES 2019, #EXPOSITIONS

 
Alors que le mouvement des "Gilets jaunes" cherche à se donner à tous les niveaux de véritables porte-paroles, l'appel du 25 mars 1871 de la Garde Nationale est d'une saisissante actualité :

CITOYENS,

Ne perdez pas de vue que les hommes qui vous serviront le mieux sont ceux que vous choisirez parmi vous, vivant votre vie, souffrant des mêmes maux.

Défiez-vous autant des ambitieux que des parvenus ; les uns comme les autres ne consultent que leur propre intérêt et finissent toujours par se considérer comme indispensables.

Défiez-vous également des parleurs, incapables de passer à l'action ; ils sacrifieront tout à un beau discours, à un effet oratoire ou à un mot spirituel .../...

Enfin, cherchez des hommes aux convictions sincères, des hommes du peuple, résolus, actifs, ayant un sens droit et une honnêteté reconnue ...

                                                            Hôtel de ville de Paris, le 25 mars 1871.
                                                     Le Comité central de la Garde Nationale

La Commune de Paris 1871 : d'une criante actualité

6 avril 2019 : Inauguration du monument "les fusillés pour l'exemple"

Le premier monument en mémoire des 639 soldats condamnés à morts et exécutés au front lors de la Première Guerre mondiale a été inauguré à Chauny ce 6 avril. De nombreuses voix s’élèvent pour leur réhabilitation (dont notre Comité, cf. notre exposition "Nous sommes les sacrifiés").

Le monument, très émouvant, met en scène quatre poilus de deux mètres de haut. Trois ont les mains liées au poteau d’exécution. Deux sont têtes basses, dont un des troupes coloniales. Le troisième hurle sa révolte. Le quatrième est à genoux, tête penchée… Le sculpteur parisien Frédéric Thibault l’a réalisé en pierre de Saint-Maximin (Oise). Antimilitariste, il avait été le premier à proposer un projet.

Aujourd’hui, à Chauny (Aisne), l’Association pour l’Érection d’un Monument en Hommage aux Fusillés pour l’Exemple touche enfin à son but en inaugurant son ouvrage dans le parc Notre-Dame.

Entre 1914 et 1918, il y eut 2 500 condamnés à mort dans les conseils de guerre et 639 furent fusillés sur le front. Choisis au hasard ou parfois désignés comme « meneurs », ils furent exécutés pour l’exemple. À l’heure actuelle, seuls 40 fusillés ont été réhabilités par la justice française, la plupart dès les années 1920-1930.

« Il ne faut pas que les générations suivantes oublient, martèle Nicole Aurigny, présidente de la Libre pensée de l’Aisne, qui porte le projet depuis cinq ans. C’est une des pires injustices qui soit. Être fusillé par ses compagnons, qui souvent ont été traumatisés… Ce monument est une étape. Ce que nous demandons, c’est leur réhabilitation. » Une demande jusqu’ici toujours refusée par l’Etat.

L’armée a tué pour une démonstration de pouvoir

Francisque Durantet est l’un des six fusillés pour l’exemple de Vingré (Aisne). Il lui était faussement reproché d’avoir abandonné son poste en présence de l’ennemi. Tiré au sort parmi 24, il avait été passé aux armes le 4 décembre 1914. Ce père de deux enfants avait 36 ans.

Il a été réhabilité en 1921 : « C’est un scandale que l’armée ait tué des gens pour faire une démonstration de pouvoir, confie son petit-fils Abel Durantet, qui sera là aujourd’hui. Ma grand-mère, qui n’en parlait pas, a beaucoup souffert. Aucun président n’a voulu réhabiliter ces soldats alors qu’ils ont été tués par des Français et leurs compagnons d’armes. »

La ville de Chauny s’est tout de suite portée candidate pour accueillir le monument : « Il se veut message de tolérance et d’humanité, explique Emmanuel Lievin, directeur de cabinet à la mairie de Chauny. Il ne sera pas inauguré en catimini. Le préfet a été invité.

« Un traumatisme pour toute la famille »

Nous n’y déposerons pas de gerbes les 8 mai et 11 novembre mais les agents municipaux le fleuriront toute l’année. » Les 100 000 euros du projet proviennent d’associations, de communes, de plus de 1 500 particuliers. L’initiative n’enchante pourtant pas certains historiens.Denis Rolland, président de la Société historique de Soissons, et Jean-Luc Pamart, président de Soissonnais 14-18, dénoncent « une initiative étonnante pour ne pas dire choquante ».

De son côté, Jean-Michel Revol, maire de Saint-Marcellin (Isère), poursuit le combat pour faire réhabiliter son arrière-grand-père, Jules Berger, fusillé à 32 ans pour abandon de poste et mutilation le 14 septembre 1914 à 5h45.

Avec sa famille, ils ont participé financièrement à la réalisation du monument de Chauny : « Il a été fusillé le lendemain de la sentence. Il n’y avait pas d’appel. Ça a été un traumatisme pour toute la famille. Aujourd’hui, le temps a fait son œuvre… On peut comprendre que des hommes aient refusé d’aller se battre. Qu’aurions-nous fait à leur place ? »

Journal "Le Parisien"

La Commune de Paris 1871 : d'une criante actualité
La Commune de Paris 1871 : d'une criante actualité

Samedi 15 juin : Fête 2019 au Temps des Cerises

Malgré le temps et l'absence de notre chanteur habituel, 28 personnes ont assistés au spectacle "Karl Marx, le retour" et la paella a rassemblé 25 convives.

Merci à tous et à l'ami Michel du Berry pour sa performance.

Dans la presse locale : ...  ici

Programme

  • 14h : Ouverture de la fête, de la buvette et du stand du livre
  • 16h : "Karl Marx, le retour", une pièce historique en un acte de Howard Zinn avec Michel Pinglaut dans le rôle de Karl Marx (durée environ 1h15) - Participation libre - Michel Pinglaut est Président du Cher du "Comité berrichon des amis de la Commune de Paris"
  • 19h : Apéritif communard suivi d'une paella (12 euros)
Howard Zinn est né le 24 août 1921. Il est mort le 27 janvier 2010 à Santa Monica (Californie) est un historien américain, professeur au département de science politique de l'université de Boston durant 24 ans.  Il a été un acteur de premier plan du mouvement des droits civiques et du courant pacifiste aux États-Unis. Il est considéré comme l'une des figures intellectuelles majeures de la gauche américaine.Howard Zinn est né le 24 août 1921. Il est mort le 27 janvier 2010 à Santa Monica (Californie) est un historien américain, professeur au département de science politique de l'université de Boston durant 24 ans.  Il a été un acteur de premier plan du mouvement des droits civiques et du courant pacifiste aux États-Unis. Il est considéré comme l'une des figures intellectuelles majeures de la gauche américaine.

Howard Zinn est né le 24 août 1921. Il est mort le 27 janvier 2010 à Santa Monica (Californie) est un historien américain, professeur au département de science politique de l'université de Boston durant 24 ans. Il a été un acteur de premier plan du mouvement des droits civiques et du courant pacifiste aux États-Unis. Il est considéré comme l'une des figures intellectuelles majeures de la gauche américaine.

La Commune de Paris 1871 : d'une criante actualité

9 septembre 2019 : Forum des associations à Lannion

Merci aux membres du Comité qui ont tenu le stand de 8h00 à 17h00.
De nombreuses personnes intéressées par nos activités, notamment notre prochaine exposition à Ste Anne sur "Gustave Courbet et la Commune de Paris".

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19 octobre 2019 : Fête du NPA à Kermoroc'h

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11 novembre 2019 : Les amis du Berry étaient à Gy-Lévêque

Discours de Michel Pinglaut, co-président des Amis Berrichons de la Commune de Paris-1871, à Gy-l'Evêque (89), le 11 novembre 2019.


Amies, Amis,

C'est avec cœur et raison que l'Association des Amis Berrichons de la Commune de Paris-1871 se retrouve parmi vous, en ce lieu symbolique du pacifisme qu'est Gy-l'Evêque. C'est la première fois. Je remercie l'ensemble des organisations de nous permettre de lire ces quelques mots.

Pour le 11 novembre, nous nous partageons entre membres du bureau et adhérents. Le président pour l'Indre va souvent à Gentioux. Plusieurs membres seront à Vierzon aujourd'hui. Nous y allons depuis la création de ce rassemblement pacifiste. Nous allions aussi à Fourchambault. Nous soutenons les Amis d'Ernest Nivet, sculpteur, engagé par Rodin, mais aussi engagé, dans un autre sens du mot, à réaliser des monuments aux morts d'inspiration pacifiste comme ceux d'Issoudun, de Buzançais...

Pourquoi sommes-nous là ?

Nous voulons la réhabilitation des communeuses et des communeux, comme l'incite notre Association nationale et la résolution de novembre 2016 de l'Assemblée nationale d'avant Macron.

C'est donc en association de cœur et de raison que nous soutenons, bien évidemment, la réhabilitation des fusillés pour l'exemple de la 1ère guerre mondiale.

Nous rappelons l'exemple de Louise Michel, qui se mit du côté des kanaks, lors de leur révolte contre le colonialisme et la tentative d'extermination du peuple kanak.

Rappelons Eugène Varlin et ses espoirs de paix le 29 août 1869, qui précise l'action de l'Association Internationale des travailleurs ( A.I.T. ) : "Loin de vouloir organiser la guerre, elle a la prétention d'établir la fraternité entre les hommes sans distinction de race, de couleur et de croyance, et ce qui embête surtout ses gouvernants, c'est de voir chaque jour, ces tendances prendre corps et de penser que bientôt, il ne leur sera plus possible de faire se tuer leurs peuples les uns contre les autres pour la satisfaction de leur orgueil et de leurs intérêts économiques ".

Évoquons aussi Charles Ferdinand Gambon, dont nous allons fêter le bi-centenaire, puisqu'il est né le 19 mars 1820. Alors que cet avocat, élu de 48, était propriétaire agricole, dans le Cher, il engage une campagne civique et invite ses concitoyens à refuser l'impôt. Il écrit au percepteur, en 1869 (encore une année en ...9) :

Je ne veux payer ni casse-tête, ni chassepots. Je laisse pour le compte de votre maître (il s'agit de Badinguet) les provocations de Paris et le sang de La Ricamarie et d'Aubin. En payant , je deviendrais complice.Le fisc voulut saisir sa ferme et son cheptel. En vain. Nous, en Berry,nous avons en tête ce dicton de la chanson.

Si un Français n'aime pas la guerre, nous avons un nouveau dicton :Il est de la vache à Gambon.

Pour finir, nous ne faisons pas qu'évoquer le passé, nous faisons découvrir la modernité des idéaux de la Commune. Dernièrement, nous étions de ceux qui soutiennent les femmes kurdes du Rojava et " leur Commune ".

Nous considérons que les fusillés pour l'exemple, les pacifistes, vous, Amies, Amis, sont de la vache à Gambon !

Le monument aux morts

Le monument aux morts

La Commune de Paris 1871 : d'une criante actualité

Du 9 au 16 décembre 2019 : Exposition Courbet à Ste Anne

Le 10 juin 1819 naissait Gustave Courbet

   

Courbet et la Commune (1870-1871)

A la chute du Second Empire, Courbet est élu Président de la Fédération des artistes. Alors que Paris subit le siège des armées prussiennes et que beaucoup fuient la capitale, Courbet reste sur place. Lui qui avait déjà suivi avec intérêt les événements de 1848 garde sans doute à l'esprit le souvenir de son grand-père, sans-culotte en 1789.

En février 1871, son engagement se confirme : il se présente aux élections législatives, sans succès. En avril 1871, la commission exécutive de la Commune de Paris le charge de rouvrir les musées parisiens et d'organiser le Salon.

Elu au Conseil de la Commune, Gustave Courbet n'est cependant pas garde national et ne participe donc pas aux combats. Arrêté par les versaillais le 7 juin, le peintre est condamné en septembre à 6 mois de prison et 500 francs d'amende auxquels s'ajoutent 6 850 francs de frais de procédure.

Le temps des épreuves (1871-1877)

La démolition, le 16 mai 1871, de la colonne Vendôme érigée par Napoléon Ier, devenue le symbole du Premier et du Second Empire, avait été votée par la Commune le 12 avril 1871. Soit, quatre jours avant l'élection de Courbet. Mais l'artiste avait eu l'imprudence de lancer en septembre 1870 une pétition dans laquelle il réclamait au gouvernement de la Défense nationale de bien vouloir l'autoriser à "déboulonner" la colonne.

En 1873, à la suite d'un nouveau procès, Courbet est jugé responsable. On le condamne à rembourser les frais de reconstruction de la colonne s'élevant à 323 091 francs. Courbet perd une grande partie de sa fortune et part s'installer en Suisse de peur d'être à nouveau emprisonné.

La Commune de Paris 1871 : d'une criante actualité
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19 décembre 2019 : Lettre ouverte de protestation

Suite à une décision du Conseil départemental du Gard de reconstruire le collège Jules VALLES sous le nom de Ada LOVELACE, notre Comité a écrit aux premiers dirigeants des partis suivants : EELV, PCF et PS.

Nous publions les réponses des Secrétaires nationaux de ces partis.

Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel a fait une première réponse :

" J’ai bien reçu votre message et je ne comprends pas pourquoi des élus communistes ont voté une résolution pour débaptiser un collège « Jules Vales » . Je me renseigne. "

Les responsables nationaux du PS et d'EELV font la sourde oreille. Nous leur avons rappelé par un courrier les messages courriels précédemment envoyés.
De même à Fabien Roussel pour qu'il nous en dise un peu plus.

Plus d'un mois après pas de réponse des responsables nationaux, mais un courrier "justificatif" du président du groupe PCF du CD30 (Christian Bastid).

Le 9 juillet 2020 (plus de 6 mois de réflexion !), le Premier secrétaire du PS nous a répondu (courrier ci-après).

EELV toujours muet .... qui dit mot consent ...

La Commune de Paris 1871 : d'une criante actualité
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