archives 2017
Du 27 février au 20 mars 2017 : Collège Luzel de Plouaret
Exposition autour de la toile de Picasso "Guernica"
- La Guerre d'Espagne - Les Brigades Internationales - Le règne de Franco
- Picasso - Dora Maar
Le 8 mars intervention de Yves Sabourdy devant 2 classes de 3ème - Projection de 2 courts-métrages par Denis Orjol.
Voir vidéos sur la chaîne Youtube.
Du 10 au 18 mars 2017 au Vieux Marché
- Exposition sur "les brigades internationales" salle Gavroche.
- Vernissage le Samedi 11 mars à 15h salle Victor Hugo.
Le 15 mars : projection du documentaire de Dominique Gautier suivi d'un débat.
« Brigades Internationales. Entre mémoire et silence » de Dominique Gautier et Jean Ortiz
Ce documentaire de 25 minutes, tourné en juin 2016 à Albacete, se propose de montrer ce qu’il reste aujourd’hui du « grand récit » des Brigades Internationales, de leur engagement, de leur exemple, de leurs valeurs.
Il y 80 ans, des volontaires du monde entier, majoritairement ouvriers, arrivaient à Albacete, base des Brigades Internationales... Le 18 septembre 1936, le Présidium de l’Internationale Communiste, réuni à Moscou, avait décidé de « procéder au recrutement parmi les ouvriers de tous les pays de volontaires ayant une expérience militaire en vue de leur envoi en Espagne ». 35 000 au total, de 53 pays.
Au même moment, les « démocraties occidentales » choisissaient de renforcer la « farce sinistre » de la « non intervention », destinée en réalité, sous couvert de « neutralité », à « apaiser Hitler », à étouffer la République espagnole en l’empêchant de recevoir l’aide internationale et en premier lieu l’aide militaire de l’Union Soviétique, seul pays avec le Mexique, qui décida, dans les conditions de l époque, avec ses parts d’ombre, de fournir assistance militaire aux antifascistes espagnols. Les classes dominantes anglaises, françaises, elles, avaient choisi leur camp dès le départ : en finir avec les « rouges frontpopulistes », avec la « menace » ouvrière, avec les puissants syndicats espagnols, avec cet exemple contagieux.
Au même moment (13 octobre 1936) les premiers groupes de volontaires internationaux rejoignent Albacete (pour quelques séquences de formation), mal équipés, peu expérimentés, vivant dans des conditions précaires... Ils seront envoyés pourtant souvent en première ligne... En ce début de novembre, lorsque les Brigades commencent à se déployer à Madrid, la capitale est sur le point de tomber aux mains des factieux, puissamment soutenus par Mussolini, Hitler, Salazar, et la banque.
La démoralisation, la parano, le chaos, commencent à s’installer... On se bat au corps à corps dans les faubourgs de Madrid. Le peuple de Madrid, ne fléchit pas, encouragé par cette arrivée d’amis solidaires de tous les pays ; il redouble de courage. Les miliciens, essentiellement communistes du PCE, militants jeunes de la JSU, anarchistes de la CNT-FAI, simples républicains, avec les Brigadistes, sauvent la capitale.
Les premiers avions soviétiques , modernes, apparaissent dans le ciel de Madrid, et les chars dans les faubourgs... Les fournitures soviétiques sont payées par le gouvernement d’union du socialiste Largo Caballero (qui a décidé à l’unanimité de mettre en sécurité à Moscou l’or de la Banque d’Espagne), puis du docteur Negrin, socialiste. Le gouvernement lui, sans trop de courage, a quitté la capitale pour Valence, laissant Madrid « aux mains » des milices, d’une « Junte de défense » populaire, d’officiers républicains (Miaja, peu convaincu malgré son aura, et surtout Rojo, l’âme de la résistance militaire), du célèbre « Quinto Régiment », organisé par les communistes... « No pasarán ! ». Ils ne sont pas passés ! Mais à quel prix... Le général Mola, cerveau du « golpe », à la tête des troupes du nord, prévoyait une victoire rapide... « Boire le café Puerta del Sol dans quelques jours », avait-il fanfaronné... Le café refroidira.
Le plus souvent au feu, à l’avant, les Brigades Internationales, dont certaines furent décimées lors des combats de la défense de Madrid, puis en Andalousie, en Aragon, malgré les frictions, les affrontements inter-Républicains, donnèrent un exemple extraordinaire d’engagement solidaire, d’internationaliste, de conviction en actes.
Aucune entreprise révisionniste de réécriture de l’histoire ne parviendra, si nous prolongeons leur mémoire et leur combat, à stigmatiser ces héros qui pour beaucoup finirent dans les « camps de concentration » français (gouvernement radical-socialiste Daladier-Sarraut-Bonnet) du Roussillon, de Gurs, maltraités, surveillés, « suspects », « indésirables » « Liste S ». Des Brigadistes furent livrés aux Allemands. La majorité de ceux qui rentrèrent en URSS tombèrent, victimes de la répression stalinienne.
Par-dessus tout, il reste l’éclat de l’altruisme solidaire, aussi nécessaire aujourd’hui qu’alors.
Jean Ortiz (dans l'Humanité du 25 septembre 2016
22 juin 2017 : Cinéma au Café Théodore à Locquémeau
Un trentaine de personnes ont assisté à la projection de deux films produits par le Syndicat du spectacle collectivisé de la CNT pendant la République espagnole (1931-1939).
1er juillet 2017 : Librairie Gwalarn à Lannion
Samedi matin, Laëtitia Rouxel et Roland Michon, les auteurs du roman graphique de 128 pages, sur l'histoire de Nathalie Le Mel, une héroïne de la Commune avec Louise Michel, qui apparaît par ailleurs dans le roman, se sont livrés à une séance dédicace. L'occasion pour Laêtitia de rappeler qu'elle s'est fait embarquer pour la première fois dans une BD scénarisée.
" Ce fut une expérience enrichissante dans laquelle je me suis concentrée particulièrement sur le séquençage, le dessin et la mise en couleur, dans cette histoire d'une Bretonne à l'avant-garde des futurs mouvements féministes. Ce fut une des grandes figures féminines de l'époque, avec Louise Michèle qu'elle a côtoyée. "
Les amies et amis du Comité Trégor se sont retrouvés à la salle des fêtes de Ploulec'h les 30 juin et 1er juillet 2017
Près de 70 visiteurs les deux jours et 42 repas payants ont permis que la fête 2017 soit un bon cru. Rappelons que 2016 avait été un cru exceptionnel.
Vendredi 30 juin
Buvette - Stand du livre - Expositions (Les Femmes et la Commune - La Guerre d'Espagne) - Films à parti de 20h30, un mélodrame espagnol produit par la CNT et un documentaire de Dominique Gautier et Jean Ortiz sur les combattantes républicaines.
Le syndicat du spectacle collectivisé de la CNT a pu produire 6 films de fiction pendant la Guerre d'Espagne, entre 1936 et 1938. Ces films contrairement à toute attente sont de véritables mélodrames dont le scénario et la structure n'ont pas à rougir de films produits en France à la même époque : ils font penser à Carné, Clair, Pagnol, Prévert et Renoir.
« Barrios Bajos » est l’un d’eux. L'histoire :
El Valencia travaille comme docker au port de Barcelone. Un jeune avocat qui a l’habitude de défendre les travailleurs et a déjà défendu El Valencia par le passé, tue en état de légitime défense l’amant de sa femme. Notre avocat se réfugie chez notre héros qui vit dans une pension de famille en plein « Barrio Chino » à Barcelone. Le docker qui ressemble fortement à « Raimu » sauve une jeune fille de la prostitution et lui trouve un emploi dans l’auberge. Il tombe amoureux d’elle, mais n’aura pas le temps de se déclarer car une idylle se noue entre l’avocat et la jeune fille. Il se transforme alors en père exemplaire …
Un documentaire de Dominique Gautier et Jean Ortiz
La participation et le rôle des femmes dans la défense de la République espagnole, dans l'anti-franquisme, ont été longtemps relégués, comme effacés. Une longue absence. Significative. Leur reconnaissance, relativement récente, n'est pas encore au niveau de ce que fut l'engagement des femmes espagnoles dans le combat antifasciste. Le documentaire "Compañeras" raconte l'avant 1931, la République, la Guerre d'Espagne, l'anti-franquisme, une « transition » sans rupture, le rétablissement d'une démocratie bancale... Il termine par la condition de la femme sous le très conservateur gouvernement Rajoy, sur le nécessaire combat de mémoire, mais tourné vers le futur, ainsi que sur le ressenti de la troisième génération « républicaine ».
Samedi 1er juillet - 15h00
Laëtitia Rouxel et Roland Michon ont présenté et dédicacé leur BD " Nathalie Le Mel, féministe et Communarde Brestoise - Des graine sous la neige ".
16h00 : Marie-Claude Laurore a fait revivre la Commune avec Nathalie Le Mel
Quand on parle des femmes illustres de la Commune de Paris, on pense d’abord à Louise Michel. Grâce à notre amie comédienne Marie-Claude Laurore on pensera aussi à cette autre grande figure de la Commune que fut Nathalie Le Mel.
17h00 : Table-ronde sur le thème " Combats féministes de la Commune à aujourd'hui "
Avec les représentant-e-s des organisations : CGT, CNT, FSU, Solidaires, NPA, PCF, PRCF, POID, Libre Pensée.
19h00 : Banquet communard et républicain - Récital de chants révolutionnaires
9 septembre 2017 : Forum des associations lannionnaises
Notre Comité était présent pour la première fois. Merci aux trois adhérents qui ont assuré la permanence
30 septembre 2017 : Fête du NPA à Plougonver
Nous étions invités par le Comité local du NPA. Nous avons présentés sur notre stand notre activité et l'histoire de la Commune de Paris, en particulier quelques panneaux sur les décrets pris pendant les 72 jours de la Commune - Quelques livres et BD sur Nathalie Le Mel ont été vendus ...
Merci à nos quatre adhérents qui ont tenu le stand et partagé avec les camarades du NPA la paëlla concoctée par l'ami Gilles.
2 décembre 2017 : Projection d' "Octobre"
L'empire russe, au début de l'année 1917. Une foule de manifestants en colère détruit la statue d'Alexandre III. La bourgeoisie, l'armée et l'Eglise se réjouissent de l'instauration d'un gouvernement provisoire qui, par solidarité avec les Alliés, décide de continuer la guerre contre l'Allemagne. Mais sur le front, soldats russes et allemands laissent tomber les armes et fraternisent. Le peuple, quant à lui, a faim et commence à le faire savoir. Bientôt ouvriers, soldats et marins se réunissent. Le gouvernement libéral de Kerensky ne parvient pas à faire cesser une agitation qui monte des tranchées, saisit les usines et déborde dans les rues malgré eux. Les bolcheviks entretiennent la contestation populaire en soufflant sur les braises ... Et ce sera bientôt Octobre !
Jeudi 5 décembre 2017 : Nuit du film soviétique"
SOVIET EN AVANT de Dziga Vertov ( 1926) qui évoque le travail de transformation de Moscou entrepris par le soviet de Moscou.
LE BONHEUR d'Alexandre Medvedkine (1935), un film rare, une comédie burlesque sur la paysannerie russe entre la tendresse et la charge caustique.
LA LIGNE GENERALE (1929) de SM Eisenstein, l'histoire d'une paysanne pauvre et du début de la mise en place des coopératives.
Film soviétique muet réalisé par Sergueï Eisenstein, sorti en 1925.
La mutinerie des marins du « Cuirassé Potemkine » est l’un des épisodes les plus célèbres de la première révolution russe, en 1905, née de la défaite de la Russie à Port-Arthur ( 2 janvier) dans la guerre contre le Japon. Le "Cuirassé Prince Potemkine" est l’un des navires, mouillés à Odessa, de l’escadre tsariste, dont certains matelots entretenaient des liens avec les ouvriers grévistes du port. Le 14 juin, les marins du "Potemkine" refusent de manger de la viande avariée que le médecin major Smirnov a déclarée consommable, et le commandant Golikov décide de faire fusiller un groupe de mutins. Mais les marins de la garde refusent d’obéir et jettent à l’eau les officiers. Dans la mêlée qui s'en suit un marin est tué. Son corps est exposé dans le port d'Odessa, la foule vient s'y recueillir et fraternise avec les marins. Une émeute populaire en faveur des marins est brutalement réprimée notamment sur l'escalier qui surplombe le port. Les canons du Potemkine tirent alors sur l’armée. Le Potemkine triomphera encore de l’escadre tsariste envoyée pour le maîtriser : sans combat, il passera sous les ovations de tous les marins de la flotte.
Longtemps interdit dans de nombreux pays occidentaux pour cause de « propagande bolchevique » et « incitation à la violence de classe », "Le Cuirassé Potemkine" est considéré comme l'un des plus grands films de propagande de tous les temps. Il est choisi, en 1958, comme le meilleur film de tous les temps par 117 critiques internationaux lors de l’Exposition universelle de Bruxelles.
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